dimanche 4 janvier 2015

Option ART 1ère et Term - « corpus substantia est »

Le corps est matière ( ou substance), dans l'art.
Qu'il soit le sujet, l'inspiration, l'outil, le support ou le médium même,
 le corps est présent dans toute l'histoire de l'art.

J'ai demandé aux élèves de réaliser une série de croquis d'une partie de leur corps.
Après avoir sélectionné les meilleurs, ils devaient concevoir une présentation originale.




Kim-Anne : « Ano-mains-lie » - Deux croquis fixés sur un mannequin de bois, ligoté par du fil de fer.
Les deux croquis sont deux mains gauches, c’est une anomalie corporelle. Exclusion de la norme. Une main semble démoniaque, une autre excentrique, l’ensemble est emprisonné par du fil de fer. Camisole pour corps fou !








Anaïs : "Bouquet de mains" - Quatre photocopies du croquis d'une main, rehaussées au crayon. L'ensemble est assemblé par un ruban et contient des confettis.
Au Vietnam donner des fleurs est synonyme d'encouragement. En quelque sorte un "coup de main".
Ce bouquet se veut festif, les mains vers le ciel, la paume ouverte vers le spectateur en signe d'accueil.










Da Hee : « Attention aux écoutes » - Croquis variés collés sur toile, couverte d’un feutre.
Variation autour d’une oreille qui se dévoile. Trop souvent dissimulé sous les cheveux, elle se fait souvent oubliée. Placée sur un feutre qui atténue le bruit, elle se tend, car les murs ont des oreilles.









Tri Uyen : « Indexscriptible » - Croquis collé sur cartons. Crayon, encres, aquarelles, stylo, gouache et marqueur.
L’index est le doigt qui indique, pointe l’horizon, il dénonce, il désigne et montre ce qui doit être vu. Indescriptible, c’est ce qui ne peut pas être décrit ou expliqué :
Une grappe de doigts, un ring de doigts et une côte de doigt… Indescriptible !















Trang : "corps à corps" - Cinq croquis marouflés sur toile. Aquarelle, encre et crayon.
Les éléments de deux corps, se rencontre et se raconte. Communication avec le toucher, préhension du stylo à travers une lettre, lu par une bouche. La rencontre des corps par le touché des mains puis un doigt indicateur, voir inquisiteur, finalise la séparation des corps par deux mains endolories.











Nhat Quang : "Mes trois mains" - Assemblage de trois croquis Crayon, stylo et encre.
J'ai dessiné ma main droite avec ma main gauche et ma main gauche avec ma main droite. Cette compétence banale me donne un certain équilibre que je contrebalance avec une "troisième corde à mon arc" en dessinant le salut Scout. Une troisième main comme une arme secrète…










Christine : « Les six métamorphoses de ma main » - Six croquis collés sur un carton. L’ensemble est relié par des liens (fil de fer, cordelette, …). Crayons, aquarelle, encre,
Comme une légende mythologique, ces mains sont le reflet de l’évolution humaine. De la main primaire à la main bionique, en passant par celle qui maîtrise les savoirs (piano). Toutes ces mains sont connectées par des liens étroits à l’Homme.















Henri : « Maintes mains » - Croquis au stylo des mains droites et gauches, rehaussé de vert. Assemblage en fleur.
« Toutes mes mains prennent des positions différentes. A la fois correctes et incorrectes. C’est un jeu de mains, politique et parfois vilain. Je créé des contrastes de mains (demain seulement). Ambivalence, je dessine avec la main droite et la main gauche. Ambiguïté, j’ai choisi de vernir quelques ongles en vert ! »












Ying Hua : « Une route, de la vie » - Gouache sur papier.
Des petits pieds puis des plus grands et enfin ceux de Ying Hua. De l’innocence vers l’âge adulte, elle s’affirme par l’empreinte de son corps grandissant dans le monde.









Kadii : « Nu en série » - Douze photocopies d’un croquis. Crayon et lavis d’encre. Collage d’éléments divers.
Voiler ou dévoiler son corps ? Kadii propose de voiler une partie du corps et d’en laisser une autre à nue. La partie voilée devient l’objet d’une variation d’éléments colorés et divers. Le regard s’en trouve paradoxalement perturbé.